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Nous avons mis en œuvre en mars 1999 une enquête par courrier électronique auprès des abonnés de certaines de ces listes. Le questionnaire comprend 21 questions dont 2 ouvertes. Les questions sont regroupées autour des thèmes suivants :

  • le processus d’adoption des listes (9 questions)
  • la participation aux listes de diffusion (4 questions)
  • l’usage et niveau de maîtrise de l’informatique (5 questions)
  • l’identification de l’enquêté (3 questions)

Nous préciserons dans un premier temps la population étudiée puis nous discuterons de la pertinence, mais aussi des limites de l’outil retenu.

La population étudiée

Les listes de diffusion disciplinaires

Les abonnés


Les listes de diffusion disciplinaires

Les listes qui participent à cette enquête sont celles dont le modérateur en a accepté le principe et/ou a diffusé le message mentionnant l’existence de cette enquête. Nous précisons quels sont les forums concernés dans le tableau suivant.

 

Tableau 1 Liste des forums concernés par l’enquête

Nom de la liste

Intitulé

E-teach

Enseignants d’anglais – une liste nationale

Ecogest

Enseignement technologique tertiaire

Infolycée

Enseignement de l’informatique dans les lycées

Inter-es

Pour des sciences économiques et sociales interactives

Maths

Les mathématiques au collège

Pagestec

Echanges entre professeurs de technologie

Physic

Les sciences physiques au collège

Physique

Enseigner les sciences physiques (collège – lycée)

Profs-L

L’enseignement des Lettres en lycée

Les abonnés

La méthode choisie, interroger les abonnés des listes de diffusion disciplinaires par une enquête distribuée dans ces listes par courrier électronique, est un moyen sûr de toucher les personnes directement concernées par notre problématique. C’est également le moyen le plus facile et le moins coûteux pour contacter cette population. Effectivement, celle-ci, communiquant par Internet, est dispersée sur un territoire géographique qui interdit toute enquête en face-à-face. De plus, nous avons pu envoyer quelque 2048 questionnaires, sans coût important. Trois cent trois questionnaires exploitables nous été retournés.

Toutefois, ce mode d’administration des questionnaires présente un inconvénient majeur : il n’est pas aisé d’employer une méthode probabiliste. Le fichier des abonnés n’est pas disponible pour toutes les listes, son utilisation est très limitée dans un souci de protection des individus.

Cependant, la population concernée en termes quantitatifs est une information relativement accessible. On peut connaître par l’annuaire Francopholistes le nombre d’abonnés de certaines listes, cependant pas de toutes. Les statistiques manquantes seront demandées auprès des modérateurs et/ou des propriétaires des listes de diffusion.

La population, en termes qualitatifs, des listes de diffusion, est plus difficile à cerner. La plupart des listes de diffusion disciplinaires ne demandent pas à l’inscription de renseignements autres que le nom, prénom et l’établissement d’exercice. Le seul cas où l’on doive être un peu plus précis est celui où la personne qui souhaite s’abonner ne correspond pas à la " cible " de la liste. Il lui faut alors parfois justifier de son projet par rapport à cette liste. La facilité avec laquelle on peut s’abonner à ces listes de diffusion disciplinaires dépend en grande partie de la politique du modérateur.

Tout ceci implique que les modérateurs ou les propriétaires des listes de diffusion ne connaissent pas, hors le nombre d’abonnés, leurs caractéristiques socio-démographiques. Il faut donc faire une enquête auprès des abonnés pour recueillir ces informations. Mais un problème se pose à l’évidence : la question des non-réponses. Il ne nous est pas possible de comparer les caractéristiques des répondants à celles des non-répondants. Il nous est donc par la suite difficile – voire impossible – de juger de la représentativité des répondants au questionnaire par rapport aux abonnés de la liste de diffusion. C’est pourquoi les caractéristiques socio-démographiques ne pourront être comparées au mieux qu’à la population des enseignants de la discipline de la liste. Nous recueillerons ces renseignements - sexe, âge - par enquête de façon à pouvoir les comparer aux statistiques officielles fournies par le Ministère de l’Éducation Nationale.

Autrement dit, aucune généralisation ne pourra être tirée de cette enquête, qui n’a pas de véritable valeur statistique. Mais rappelons que notre objectif est de faire un premier état de l’usage des listes de diffusion disciplinaires, ce qui devrait permettre de mieux cerner ce phénomène en pleine expansion.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les taux de retours

Nous avons obtenu un taux moyen de retour de 15%, pour des taux allant de 7% à 25% suivant les listes. Il est difficile de commenter ce taux, car il existe peu de référence en la matière. Habituellement, les taux attendus pour une enquête postale sont de 5 à 10%. On peut toutefois remarquer que pour la majorité des listes où le modérateur s’est chargé de la diffusion de l’enquête (ou simplement de l’annonce de l’enquête en mentionnant l’adresse du site Web), les taux de réponse sont plus forts (jusqu’à 25% pour la liste Ecogest). L’influence du modérateur et de son aval par rapport à l’enquête semble être primordial.